me régiment d'infanterie de ligne
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TROISIÈME LEÇON

Principes du pas ordinaire direct.

 20-La longueur du pas ordinaire sera de deux pieds, à compter d’un talon à l’autre, et sa vitesse de 76 par minute.

21-L’instructeur voyant l’homme de recrue affermi dans la position, lui expliquera les principes et les mécanismes du pas, en se plaçant à trois ou quatre pas devant et en face du soldat, et exécutant lui-même lentement le pas, afin de joindre ainsi l’exemple en même temps qu’il exécutera le principe, il commandera ensuite :




22-(1) Au premier commandement, le soldat portera le poids du corps sur la jambe droite.

23-Au deuxième commandement, il portera vivement mais sans secousses, le pied gauche en avant, à deux pieds du droit, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée et légèrement tournée en dehors, ainsi que le genou, portera en même temps le poids du corps en avant, et posera sans frapper le pied gauche à plat, précisément à la distance où il se trouve du pied droit, tout le poids du corps se portant sur le pied qui repose à terre ; le soldat passera vivement mais sans secousse, la jambe droite en avant, le pied passant près de la terre, le posera à même distance et de même manière qu’il vient d’être expliqué pour le pied gauche, et continuera de marcher ainsi sans que les jambes se croisent, sans que les épaules tournent, et la tête restant toujours dans la position directe.

24-Lorsque l’instructeur voudra faire arrêter la marche, il commandera :




 25-Au deuxième commandement qui sera fait à l’instant où l’un ou l’autre pied indifféremment va poser à terre, le soldat rapportera le pied qui est derrière, à côté de l’autre sans, frapper.
 
Observations relatives aux principes du pas.

26-Porter le poids du corps sur la jambe droite au commandement en avant ;
Pour disposer l’homme à pouvoir former plus vivement son premier pas, ce qui est fort essentiel en troupe.

La pointe du pied baissée mais sans affectation ;
Parce que la pointe du pied baissée fait tendre le jarret, et dispose le pied à poser à plat.

La pointe du pied peu tournée en dehors ;
Parce que si on tournait les pieds trop en dehors, le corps serait sujet à chanceler.

Le haut du corps en avant ;
Afin que le poids du corps repose sur le pied qui est posé à terre, que le pied qui est derrière puisse se lever aisément, te que le pas ne soit pas raccourci.

Marcher le jarret tendu ;
Parce qu’une troupe ne pouvant, sans se gêner et se découdre, marcher comme si chaque homme était isolé, puisqu’il n’en existe pas deux qui marche absolument de la même manière, il est nécessaire que les recrues apprennent à marcher un pas uniforme qui soit marqué et cadencé, sans quoi il n’y aurait pas d’ensemble.

Passer le pied près de terre ;
Parce que si les soldats levaient la jambe plus que nécessaire, ils perdraient du temps et se fatigueraient inutilement. D’ailleurs, si, n’ayant pas un principe déterminé, il levait la jambe ou ployaient les genoux, les uns plus, les autres moins, les pieds ne poseraient pas en même temps à terre, et il n’y aurait ni cadence ni ensemble.

Poser le pied à plat, sans frapper ;
Afin d’éviter le balancement du corps et le raccourcissement du pas, qui auraient lieu nécessairement, si le talon posait à terre le premier, ou si l’on frappait en posant le pied ; ce dernier mouvement ayant accord l’inconvénient de fatiguer inutilement les soldats, et de rompre la cadence, parce que les uns lèveraient le pied plus les autres moins.

La tête directe ;
Parce que la position de la tête directe empêche que les épaules ne tournent, te fait que le soldat marche carrément.

 27-L’instructeur indiquera de temps en temps à l’homme de recrue la cadence du pas, en faisant le commandement un à l’instant où il lève le pied, et celui de deux à l’instant où il devra le poser, en observant la cadence de 76 par minute. Cette méthode contribuera infiniment à bien imprimer au soldat les deux temps dont le pas est naturellement composé.

1791 Drill regulations
École du soldat
1 ère Partie- 3 ème Leçon

1. Peloton.
2. Halte.
1. En avant.
2. Marche.