me régiment d'infanterie de ligne
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1791 Drill regulations
École du soldat
1 ère Partie-1 ère Leçon
PREMIERE PARTIE.
1-La première partie de l’école du soldat sera toujours enseignée, autant que possible, homme par homme, et au plus à deux ou trois hommes réunis, lorsque le nombre des recrues à dresser et celui des instructeurs qu’on y pourra employer y obligeront ; on les placera alors sur un rang, à un pas de distance l’un de l’autre : le soldat sera sans armes.
PREMIÈRE LEÇON
Position du soldat.
2-(1) Les talons sur la même ligne, et rapprochés autant que la conformation de l’homme le permettra ; les pieds un peu moins ouverts que l’équerre et également tournés en dehors ; les genoux tendus sans les raidir ; le corps d’aplomb sur les hanches, et penchés en avant ; les épaules effacées et également tombantes, les bras pendant naturellement, les coudes près du corps, la paume de la main un peu tournée en dehors, le petit doigt en arrière et contre la couture de la culotte, la tête droite sans être gênée, le menton rapproché du cou sans le couvrir ; les yeux fixés à terre à environs quinze pas devant soi.
Observations relatives à la position du soldat.
3-Les talons sur la même ligne
Parce que s’il y en avait un qui fût plus en arrière que l’autre, l’épaule du même côté s’effacerait, ou bien la position du soldat serait gênée.
Les talons plus ou moins rapprochés ;
Parce que les hommes cagneux et ceux qui ont la jambe forte ne peuvent les joindre.
Les pieds tournés en dehors et point trop ouvert ;
Parce que si un pied était plus tourné en dehors que l’autre, il entraînerait l’épaule, et que si les pieds étaient trop tournés, il ne serait pas possible de faire pencher le haut du corps en avant, sans que la position ne devienne chancelante.
Les genoux tendus, mais sans roideurs ;
Parce que si l’homme les raidissait, il en résulterait pour lui de la gène et de la fatigue.
Le corps d’aplomb sur les hanches ;
Parce que c’est le seul moyen de donner à l’homme un parfait équilibre. L’instructeur observera que la plupart des recrues ont la mauvaise habitude de pencher une épaule : de creuser un côté ou d’avancer une hanche, surtout la hanche gauche, lorsqu’on leur fait porter l’arme, et il s’attachera à corriger ces défauts.
Le haut du corps penché en avant ;
Parce que les hommes de recrues sont ordinairement disposés à faire le contraire, à avancer le ventre, à creuser les reins, et à reverser les épaules, quant ils veulent se tenir droits, ce qui a de grands inconvénients dans la marche, ainsi qu’il sera expliqué dans les observations sur les principes des pas. L’habitude de pencher le haut du corps en avant est si importante à faire contracter, que l’instructeur doit, dans les commencements, rendre cette position même forcée, surtout pour les hommes dont la position naturelle présenterait la disposition contraire.
Les épaules effacées ;
Parce que l’homme avait les épaules en avant et le dos voûté, ce qui est le défaut ordinaire des hommes de la campagne, il ne pourrait ni s’aligner ni manier son arme avec adresse ; il est donc très important de corriger ce défaut : en conséquence l’instructeur aura instruction que l’habit et la veste des recrues aient l’ampleur nécessaire pour ne pas gêner la position qu’on voudra leur donner, et ne pas rejeter les épaules trop en arrière en les faisant effacer, pour ne pas faire creuser les reins, ce qu’il faut éviter avec soin.
Le bras pendant naturellement, les coudes près du corps, la paume de la main un peu tournée en dehors, le petit doigt en arrière et contre la couture de la culotte :
Parce qu’il est important, soit pour la perfection du port d’armes, soit pour n’occuper dans le rang que la place nécessaire à pouvoir manier ses armes avec facilité, que le soldat ait les coudes bien placés. Cette position des bras, des coudes et des mains, remplit ces divers objets, et a de plus l’avantage de faire effacer les épaules.
La tête droite sans être gênée ;
Parce que s’il y avait de la raideur dans la tête, elle se communiquerait à toute la partie supérieure du corps, dont elle gênerait les mouvements ; ce qui rendrait cette attitude pénible et fatigante.
Les yeux fixés devant soi ;
Parce que la position de la tête directe est le plus sûr moyen d’accoutumer les soldats à maintenir les épaules carrément, principe essentiel auquel il faut les habituer avec le plus grand soin.
4-L’instructeur ayant donné à l’homme de recrue la position, il lui apprendra à tourner la tête à droite et à gauche, à cet effet, il commandera
5-A la fin de la seconde partie du premier commandement, le soldat tournera l tête à droite sans brusquer le mouvement, de manière que le coin de l’œil gauche, du côté du nez, réponde à la ligne des boutons de la veste, les yeux fixés sur la ligne des yeux des hommes du même rang.
6-Au deuxième, il replacera de même la tête dans la position directe, qui doit être la position habituelle du soldat.
7-Le mouvement de tête à gauche, s’exécuter par les moyens inverses.
8-L’instructeur veillera à ce que les mouvements de la tête n’entraînent pas les épaules, ce qui pourrait arriver si on le brusquait.
9-Lorsque l’instructeur voudra ensuite faire passer de l’état d’attention à celui de repos, il commandera :
10-A ce commandement, le soldat ne sera plus tenu de garder l’immobilité ni la position.
11-L’instructeur voulant lui faire reprendre l’une et l’autre, fera les commandements suivants :
12-Au premier commandement, le soldat fixera son attention ; Au deuxième, il reprendra la position prescrite ainsi que l’immobilité.
Repos
1. Garde = à vous.
2. Peloton