me régiment d'infanterie de ligne
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Règlement de 1791
École du soldat
Cette école a pour but l’instruction des recrues, devant influer d’une manière sensible sur l’instruction des compagnies, dont dépend celle des bataillons et des régiments, doit être établie et surveillée avec le plus grand soin par les officiers supérieurs : elle sera spécialement dirigée et commandée par les adjudants majors, qui répondront au commandement du régiment de l’exactitude et des progrès de l’instruction : en conséquences, l’un des deux adjudant majors, à tour de rôle, ainsi qu l’un des deux adjudants, y assisteront constamment.
Les nouveaux officiers seront toujours employés pendant six mois au moins à l’école des recrues, sous les ordres des adjudant majors, et ne pourront en être exempté que sur l’ordre du commandant du régiment, et lorsqu’ils seront en état d’exécuter eux-mêmes, de bien commander, et d’expliquer clairement tout ce qui sera prescrit dans l’école du soldat et dans celle du peloton.
Les chefs de compagnies devant être responsable devant le commandant du régiment et l’officier supérieur de leur bataillon, de l’instruction générale de leurs compagnies respectives, ne perdront pas de vu celle de leurs recrues ; ils désigneront en conséquence les sergents et les caporaux qui devront les former, et chargeront les officiers et le sergent-major de leur compagnie de veiller au progrès de leur instruction.
Il y aura toujours, autant qu possible, un rendez-vous général indiqué pour le rassemblement des recrues de chaque régiment, et l’un des officiers supérieurs y assistera lorsque ses occupations le lui permettront.
Lorsqu’il y aura un certain nombre de recrues en état de passer à l’école de peloton, l’adjudant -major les réunira, et les fera exercer, soit par un des nouveaux officiers attachés à l’école, soit par un sous officier ; il surveillera lui-même cette instruction, et y fera observer la progression prescrite dans l’école de peloton.
Lorsque l’adjudant major jugera qu’une ou plusieurs des recrues sont en état de passer au bataillon, il en fera prévenir les chefs des compagnies dont dépendront ces hommes, et les fera exercer en leur présence ; les chefs de compagnies prononceront ensuite, s’ils les trouvent suffisamment instruits, leur admission au bataillon.
Division de l’école du soldat
L’école du soldat sera divisée en trois parties. La première partie comprendra ce qu’on doit enseigner à l’homme de recrue, avant de lui faire porter l’arme.
La seconde comprendra le maniement des armes, les charges et les feux.
La troisième comprendra les différents pas, les principes de la marche de front et de la marche de flanc, des alignements, des conversions et un changement de direction.
Chaque partie sera divisée en quatre leçons ainsi qu’il suit :
PREMIÈRE PARTIE
SECONDE PARTIE.
TROISIÈME PARTIE.
Chaque leçon sera suivie d’observation qui aura pour objet de démontrer l’utilité des principes qu’on y aura prescrits. Les instructeurs ne sauraient trop s’attacher à les étudier et à en faire l’application lorsqu’ils instruiront les recrues.
Le ton de commandement sera toujours animé, et d’une étendue de voix proportionnée au nombre de recrues qu’on exercera.
Il y aura deux sortes de commandements, les commandements d’avertissement, qui seront distingué dans l’ordonnance par des lettres en italiques, seront prononcés distinctement et dans le haut de la voix, en allongeant un peu la dernière syllabe.
Les commandements d’exécutions seront distingués dans l’ordonnance par des majuscules et seront prononcés d’un ton bref et ferme.
Les commandements dont l’énonciation sera séparée dans l’ordonnance par des tirets, seront coupés de même en les prononçant.
Les instructeurs expliqueront toujours ce qu’ils enseigneront, en peu de paroles, claires et précises ; ils exécuteront toujours eux même ce qu’ils commanderont, afin de donner ainsi l’exemple en même temps qu’ils expliqueront le principe. Ils s’attacheront à accoutumer l’homme de recrue à prendre de lui-même la position qu’il devra avoir, et ne le placeront eux même que lorsque leur défaut d’intelligence les y obligera.