Le conscrit de 1810

Je suis un pauvre conscrit
De l'An Mil huit cent dix (bis)
Faut quitter le Languedoc,
le Languedoc, le Languedoc
Faut quitter le Languedoc
Avec le sac sur le dos !

Le Maire et aussi l'Préfet,
N'en sont deux jolis cadets, (bis)
Ils nous font tirer au sort,
tirer au sort, tirer au sort,
Ils nous font tirer au sort
Pour nous conduire à la mort !

Adieu donc Père au revoir
Et ma Mère adieu, bonsoir ! (bis)
'Crivez moi de temps en temps,
de temps en temps, de temps en temps,
'Crivez moi de temps en temps
Pour m'envoyer de l'argent !

Dîtes à ma tante que son neveu
A tiré l'numéro deux, (bis)
Qu'en partant son cœur se fend,
Son cœur se fend, Son cœur se fend,
Oh! Qu’en partant son cœur se fend
Tout comme un fromage blanc.
me régiment d'infanterie de ligne
3
Adieu donc chères beautés
Dont nos coeurs sont-z- enchantés (bis)
Ne pleurez pas not'départ,
Notre départ, Notre départ,
Oh! Ne pleurez pas not'départ
Nous reviendrons tôt-z-ou tard.

Adieu donc mon pauvre cœur,
Vous consolerez ma sœur, (bis)
Vous'y direz que Fanfan,
oui que Fanfan, oui que Fanfan,
Vous'y direz que Fanfan
Il est mort en combattant !

Qui qu'a fait cette chanson ?
N'en sont trois jolis garçons. (Bis)
Qui z'étions faiseux de bas,
faiseux de bas, faiseux de bas,
Qui z'étions faiseux de bas,
Et à c't'heure ils sont soldats

1